Dans le doute, essaie

Quitter une situation qui ne nous convient plus n’est pas toujours chose aisée. Si nous avons souvent beaucoup réfléchi à ce qui pourrait changer dans notre vie, la perspective de passer à l’action et d’échouer peut nous effrayer si fort que nous préférons laisser cette idée de côté et préserver notre routine parfois précaire.

 

On pourrait comparer le passage à l’action à ce moment où l’on appuie sur l’interrupteur pour allumer la lumière : rien ne se passe pourtant le courant est là, en sommeil, prêt à être envoyé dans le circuit électrique. Puis la lumière du jour décline il commence à faire sombre, on aimerait y voir plus clair alors on prend la décision de se lever et d’appuyer sur l’interrupteur et voilà que l’électricité traverse les fils électriques et que l’ampoule s’allume éclairant toute la pièce de sa lumière. Transposé à  nous même, nous sommes tous dotés d’une quantité de savoirs, de motivations, d’envies et de rêves qui sommeillent en nous n’attendant que l’élan nécessaire pour être révélés et transformés.

 

Parfois nous n’avons pas le courage d’en faire quelque chose, ou simplement ne savons-nous pas comment transformer ces éléments pour leur donner de l’élan. Alors nous réfléchissons, jusqu’à nous poser beaucoup de questions, peut-être trop de questions et nous finissons pas trouver des excuses pour éviter de passer à l’action car nous ne savons pas concrètement comment cela pourrait se passer. La réalité c’est que nous sommes morts de trouille à l’idée de nous lancer dans tel projet ou de réaliser tel rêve, alors notre mental s’est chargé de trouver des raisons pour que nous ne bougions pas de notre zone de confort, pour que nous ne passions pas à l’action, mais lorsque l’énergie est là, elle est là : croyez-vous que le courant s’inquiète de savoir s’il est suffisamment puissant ou rapide pour arriver jusqu’à l’ampoule ? Non ! Quelqu’un décide d’agir, d’appuyer sur l’interrupteur et il y va, il s’élance jusqu’à son but, mais il n’y a que nous qui puissions appuyer sur ce satané interrupteur. Nous pouvons bien écouter aussi l’avis de nos proches et nous imprégner un peu plus de leurs peurs projetées sur nous et nous créer des peurs supplémentaires auxquelles nous n’avions pas encore pensées. Notre mental en raffole ! Bien entendu il est plus confortable dans le doute de rester bien installé dans son fauteuil, « dans le doute abstient toi » dit le vieil adage après tout. De cette manière nous ne ferons que rester dans l’expectative, nous ne saurons jamais à quel point nos rêves, nos élans auraient brillé et réussi. Nous risquerions alors de finir notre vie avec des « j’ai toujours rêvé de … », « si j’avais su … » ou « si c’était à refaire … » mais souvenons-nous que personne ne peut faire briller notre lumière à notre place.

 

Et si dans le doute nous acceptions juste de nous faire confiance ? Et si dans le doute nous faisions confiance à notre potentiel, à ces rêves en sommeil en nous parfois depuis bien longtemps en attendant d’être transformés ? Si dans le doute, nous nous ouvrions à la possibilité de réussir ? Et si dans le doute, nous osions appuyer sur l’interrupteur pour mettre plus de lumière dans notre vie ?

 

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